
bédouin
-
Berbères -
bivouac
-
chameliers -
chamelles
courses de chevaux et de méharis -
dromadaires -
fennec
gerboises -
habitats
berbères -
ksours -
marabout
-
méharée
nomade -
poissons des sables
-
randonnée chamelière scarabées
sloogi -
steppe -
tamaris
-
Touaregs -
troglodyte
- bédouin: Nomade arabe plus ou moins sédentarisé
originaire de la Péninsule Arabique. Ils sont arrivés en Tunisie très tôt
lors des premières conquêtes arabo-musulmanes. Ils se sont mélangés aux
autochtones : berbères chrétiens au Nord du Magreb et Touaregs animistes
au Sud pour former les populations actuelles. Dans le Sud tunisien, ils
sont restés nomades +/- jusqu'en 1900 et se sédentarisent depuis lors dans
des villages formés autours d'oasis artificielles créées par les forages
de l'état.
- Berbères : Population
autochtone du Nord du Magreb souvent christianisés par les invasions
gréco-romaines. Dans certaines régions (surtout en Kabilie en Algérie
et dans une moindre mesure dans la région de Matmata en Tunisie), malgré
leur conversion à l'Islam ils sont restés très attachés à leur culture
propre, différente de la culture arabo-musulmane. Les chants, les costumes
et les traditions diffèrent. En Kabilie, ils ont gardé leur langue :
l'amazig.
- Le bivouac :
l'endroit où on dresse le camp, où
on va dormir : on monte la tente bédouine et les autres tentes,
on fait le feu et on installe le coin repas. Cet endroit est choisi
avec soin par le chef chamelier en fonction du vent du temps, de la
qualité du sable, de la saison etc. ...
- les chamelles:
en liberté dans le désert de mars à novembre; à ce moment on peut en
apercevoir de temps en temps deux ou trois avec un grand chamelon ou
deux.De novembre à mars, elles sont cherchées et retrouvées par les
bergers pour être rassemblées en troupeaux gardés par eux. Ce sont les
bédouins semi-nomades des villages qui vont "camper" dans le désert
pendant les 3 ou 4 mois du printemps. En général, ce sont les vieux
et les célibataires qui partent avec une ou deux tentes bédouines, les
troupeaux et le matériel indispensable au "campement"; tandis que les
jeunes qui ont des enfants restent au village pour l'école. Ils ne rejoignent
la famille au désert que les we ou pendant les vacances. C'est très
important car l'économie des villages du Sud est une économie assez
autarcique. Les bonnes années, les troupeaux prospèrent sans coûter
cher puisque la nourriture est gratuite au moment de la mise bas. Les
années de sécheresse (pendant 7 ans il n'avait pratiquement pas plu
dans la région de Nouaïel), il faut acheter la nourriture toute
l'année ; certains n'ont pas les moyens d'en acheter plus au printemps
alors les brebis et les chèvres moins bien nourries ont moins de bébés.
Certains doivent même vendre une partie de leurs bêtes car elles coûtent
trop cher à nourrir.
- chameliers : Personnes
qui conduisent, dressent, soignent et bâtent les dromadaires. Au temps
des caravanes, tous les nomades du désert étaient des chameliers (Bédouins
et Touaregs surtout, les Berbères étant plus sédentaires). Depuis la
sédentarisation, seuls les anciens conservaient cette culture du désert
nomade et chamelière. Grâce aux randonnées et méharées organisées dans
le Sahara pour les touristes, cette culture est réapprise et continue
à se transmettre aux jeunes des villages. Et avec elle les valeurs de
cette culture : fierté, authenticité, accueil, solidarité et hospitalité
ainsi que la connaissance du désert, de sa topographie, de ses beautés
et de ses exigences.
- courses de chevaux et de méharis
:Pendant le festival de Douz, des courses
de purs sang arabes et de méharis (dromadaires de courses) sont
organisées. C'est superbe de voir ces cavaliers habillés
de façon traditionnelle chevauchant dans le désert et
passant à toute vitesse devant la foule amassée sur les
gradins dressés devant l'immensité saharienne. On peut
comparer les dromadaires de bât à nos chevaux de trait
et de bât et les méharis à des chevaux de selle
et de course. On les monte en avant de la bosse en se tenant avec les
jambes croisées sur le cou de l'animal alors que nos dromadaires
de randonnée sont montés à califourchon derrière
la bosse. C'est nettement moins sportif et beaucoup plus facile !
- dromadaires : camélidés
à une bosse contrairement au chameau qui en a deux. On parle des chameaux
du désert, des chamelles, des chameliers ... mais en Afrique de Nord,
il n'y a pas de chameaux ce sont tous des dromadaires. Légèrement plus
petits que les chameaux, ils sont très endurants, peuvent rester des
jours sans boire et peuvent porter jusqu'à 300 kg. Ce sont des animeaux
nobles et fiers quoique paisibles et débonnaires. Les 4 premières années,
leur dressage demande patience et compétence. A 2 ou 3 ans, ils peuvent
déjà accompagner les caravanes et porter de légers bagages et sont "opérationnels"
vers 4-5 ans. Les dromadaires de bât sont toujours des mâles. Les femelles
vivent en troupeaux libres dans le désert durant la plus grande partie
de l'année. Elles ne sont rassemblées par les bergers que les quelques
mois d'hiver pour la saison des amours et les mises bas. A ce moment,
les mâles des caravanes doivent être attachés ou très bien entravés
durant la nuit car ces grands amoureux sont capables, même entravés,
de faire des km pour retrouver le troupeau de femelles que leur odorat
leur a signalé ... Pendant cette saison, jaloux, ils risquent aussi
de s'agresser entre mâles quand ils sont trop frustrés.
- fennec :
Petit renard des sables aux grandes oreilles. Ne se montre que très
rarement la nuit. Très sympa, il a été choisi par le gouvernement tunisien
comme mascotte pour l'éducation à la protection de l'environnement.
- gerboises : Genre
de grande souris avec de longues pattes arrières dont on voit souvent
les traces et les trous de terrier. Elles sont rarement visibles sauf
la nuit.
- habitats berbères : Habitats
des tribus berbères de Tunisie. Contrairement à l'Algérie où les tribus
berbères nombreuses en Kabylie protègent jalousement leur langue (l'Amazig)
et leurs chants traditionnels, en Tunisie, il y a peu de familles qui
aient conservé les traditions et la culture particulière des berbères.
Il n'y a que dans la région de Matmata que l'on retrouve des dessins
de symboles pré-islamiques dans les maisons troglodytes (poissons, mains,
cornes de gazelles ...). Les berbères étaient plus sédentaires que nomades
et ne vivaient pas sous tentes : ils creusaient des maisons dans le
flanc des montagnes argileuses de la région : les troglodytes
- ksours : Greniers
fortifiés, réserve alimentaire des familles de la région de Tataouine.
Les semis-nomades de la région de Tataouine vivaient à la fois de leurs
troupeaux qu'ils faisaient paître dans le désert une bonne partie de
l'année et des récoltes qu'ils faisaient l'été lors de leur "pause"
sédentaire. Or ces régions proches des côtes étaient souvent pillées.
Ils érigèrent alors des greniers groupés et fortifiés qu'ils laissaient
sous la garde de quelques guerriers protecteurs pendant leur transhumance.
Les gardiens étaient payés au pourcentage des récoltes qu'ils gardaient.
Ces greniers ressemblent à des alvéoles de ruches disposées autour de
cours intérieures formant un dédalle de passages, escaliers et recoins
pittoresques. Ils portent pour la plupart le nom de la tribu qui les
a construit : Ksar Ouled soltane (Grenier des enfants de Soltane), Ksar
Ouled Debbab (Grenier des enfants de Debbab) ... C'est dans certains
d'entre eux que plusieurs scènes de la Guerre des étoiles ont été tournées.
- marabout :
A l'origine, le marabout est un sage. Un saint,
dirions nous; mais, par extension, c'est aussi sa sépulture (comme
une mini mosquée) qui se trouve là où il a vécu,
où il est mort et où on le vénère (dans
le désert, mais souvent près d'un puits). Un des descendants
est chargé de la protection et de l'entretien du tombeau. A côté
du mausolée, il y a souvent un "hôtel" : une
petite pièce où les pèlerins peuvent s'abriter
pour la nuit. Dans cette petite pièce, le "gardien du tombeau"
place souvent un peu de farine, de couscous, de pâtes, d'huile
etc. pour que les pèlerins puissent se rassasier si nécessaire.
... Toujours l'hospitalité des nomades !!!
- méharée :
Randonnée dans le Sahara mais à dos de chameau. Chaque participant qui
le désire loue son propre dromadaire. Celui-ci est à sa disposition
et le randonneur monte quand il veut sur SA monture. Comme le rythme
de la marche est tranquille, on peut mélanger dans un même groupe randonnée
chamelière et méharée c'est à dire que certains marchent et d'autres
ont un dromadaire à leur disposition.
- un nomade : Personne
qui vit de façon itinérante dans le désert. Il voyage avec sa tribu
et bouge en fonction de la nourriture dont ont besoin ses troupeaux.
Sauf en été, ce n'est pas la proximité immédiate d'un point d'eau qui
détermine son installation mais la présence de nourriture pour les troupeaux.
Les femmes font parfois des Km pour aller avec des dromadaires chercher
l'eau au puit le plus proche. Il installe son camp de tentes bédouines
pour quelques jours ou quelques semaines avant de repartir vers un autre
coin fertile. Actuellement, en Tunisie, ils sont tous semi-sédentarisés
et les seuls nomades non sédentarisés que l'on peut renconter sont d'origine
algérienne : les Raïbya.
- poissons des sables:
Genre de lézard vivant sous le sable et qui ressemble à un poisson
avec des pattes. Les chameliers les découvrent en suivant les traces qui
se dessinent sous le sable.
- randonnée chamelière
:Randonnée pédestre dans le
Sahara. Nous partons en caravane c'est à dire que nous marchons accompagnés
des dromadaires de bât à travers dunes, steppes, oasis et anciens villages
abandonnés. Les dromadaires portent nos bagages, l'eau, la nourriture,
les tentes ... Si nécessaire, ils peuvent porter les plus fatigués à
tour de rôle.
- scarabées : Insectes
cuirassés noirs tout à fait inoffensifs qui circulent en grand nombre
dans le désert surtout au printemps. Leurs traces forment de très jolis
réseaux de dentelle sur le sable et les égyptiens les considéraient
comme le symbole de la vie toujours renouvellée.
- sloogi : Le
sloogi est un lévrier du désert. Plus petit que nos lévriers européens,
ils en ont l'allure, la fragilité, la finesse et la rapidité : ils sont
très prisés pour la chasse au petit gibier dans le désert. Pendant le
festival de Douz, on fait des démonstrations de chasse au sloogi : on
lâche des lapins qui sont vite rattrapés et collés au sol par
les rapides sloogis !
- steppe : terrain
presque plat ou très peu dénivellé dans le désert souvent un peu caillouteux
et abritant une végétation basse : herbes et arbustes.
- tamaris : Arbustes
à feuillage léger qui laisse passer le vent mais donne de l'ombre. Les
bivouacs se font pratiquement toujours dans une zone du désert où poussent
les tamaris (près des points d'eau dans les chots) ou les genets (dans
le sable) de façon à nous procurer protection contre le vent, ombre
l'après-midi et bois mort pour le feu du soir.
- Touaregs : Population
autochtone du Sud du Magreb : Lybie, Algérie, Maroc, Mali, Mauritanie,
Niger avant les invasions arabo-musulmanes. Ce sont des peuples nomades
et guerriers. Avant leur conversion à l'Islam, ils étaient de croyance
animiste. On les appellent aussi les hommes bleus car leurs vêtements
sont teints en indigo.
- les troglodytes : maisons
creusées par les berbères sédentaires de la région de Matmata dans le
flanc des collines argileuses. Ce sont des grands "trous" à ciel ouvert
qui forment des cours. Dans les parois de ces puits, sont creusées des
alvéoles qui sont les pièces de la maison : cuisine, chambres, salle
commune, greniers et étables. La climatisation y est naturelle : frais
en été et tempéré et hiver. C'est dans une de ces maisons troglodytes
transformée en hôtel qu'ont été tournées la plupart des scènes de la
guerre des étoiles.
Rando-Tunisie, prestataires pour l'Agence Kebili Voyages
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